jeudi 21 mai 2015

Jour 5 – Solfatares / Route vers Florence

Ce matin, nous nous rendons aux Solfatares, sous la pluie. On n'a plus l'habitude et de nombreux K-Way restent à leur place, dans les valises. A l'approche du cratère, des fragrances de soufre nous titillent les narines. Mais quel spectacle lorsque nous foulons ce sol recouvert de cendres avec ces fumerolles crachotantes et cette odeur toujours plus forte à mesure que nous approchons de la Grande Bouche. Les nez les plus sensibles se camouflent, des Ah! des Oh! tant d'admiration que de dégoût fusent de toutes parts. Et puis on s'habitue et on s'amuse comme des fous autour de cette drôle de cheminée de laquelle se dégage une épaisse vapeur.
A la sortie du site, boutique! On assouvit nos pulsions de consommateurs, on s'abreuve et on se nourrit de délicieuses pizzas...avant de se rendre au restaurant!
Puis route vers Florence. Des parties de "petit bac" s'engagent et permettent à l'équipe enseignante, pourtant avertie, de mesurer avec quelle agilité nos adolescents manient la langue française: - "Madame, le sel, c'est un végétaux?" - "Non, ce n'est pas un végétal, c'est un minéral" – "Ah! C'est un minéraux"!!! 
Arrivée à Florence assez tardive. Décharger le bus s'avère assez complexe, mais tant bien que mal nous parvenons à entasser nos bagages dans un local de l'hôtel, vite, vite car nous sommes attendus au restaurant. Une vraie belle trattoria d'un charmant aspect avec des pizzas fumantes sur les tables voisines. On salive, nos estomacs se réjouissent, mais non, pour nous ce sera les traditionnelles pâtes en entrée (meilleures qu'ailleurs, il faut le reconnaître), suivies des tout aussi traditionnelles tranches de rôti accompagnées des habituelles frites. Quelle déception! A ce sujet, vos enfants vous font passer un message important: ne les accueillez pas avec un plat de nouilles, ne leur en servez plus pendant trois mois, ils frisent le dégoût, sont proches du rejet! Petite originalité ce soir néanmoins au grand bonheur de tous: des glaces en dessert. C'est l'euphorie!
Et pour s'assurer une bonne digestion à cette heure déjà fort tardive, nous tombons sur un hôtelier à qui l'on demande simplement de nous remettre les clés des chambres. Pas possible! Sa conscience professionnelle, sans doute très louable en d'autres circonstances, le pousse à nous accompagner et à ouvrir chacune d'entre elles, une à une, avant d'accepter de nous remettre les clés. C'est surréaliste, on cherche une caméra cachée, les enfants entassés dans un couloir d'1m50 de large s'impatientent en silence, la zénitude légendaire des enseignantes est mise à rude épreuve, nous réprimons tous un fou rire - ne jamais froisser un hôtelier à minuit passé.

La belle phrase du jour: "Hier, le musée, ça m'a ouvert le cerveau" (muette euphorie chez les enseignantes)

NB: Le blog a en partie été mis à jour.


Une prof de SVT dans son milieu naturel

Une autre prof de SVT dans son milieu naturel
(à moins que ce ne soit l'animal du jour ? )



















De la boue qui bouillonne !
Une fumerolle qui exhale un souffle chaud et nauséabond.
Ah bon ? Nauséabond ?




 Dans l'étuve, c'est un vrai sauna !
(et l'eau qui suinte est vraiment chaude. Aïe !)

 Cristaux de soufre sublimés au plafond de l'étuve.

Après l'effort, le réconfort
(juste avant d'aller au restaurant, est ce bien raisonnable ?)



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