Jour 6 – Florence
Aujourd'hui, balade
urbaine et artistique dans la cité des Médicis. Première étape,
la Galerie des Offices, vaste musée qui renferme des chefs d'oeuvre
de Botticelli au Caravage, en passant par Léonard de Vinci ou
Raphaël. Mais l'intérêt ne réside pas seulement dans ces toiles
de maîtres. Observer un groupe d'élèves dans un musée s'avère
également fort enrichissant. Il y a les méthodiques, ceux qui ont
la fâcheuse tendance à s'arrêter devant chaque oeuvre – plans
d'évacuation compris - et qu'il faut bousculer. Des spécimens rares,
soyons honnêtes. Les analystes, eux, s'appliquent à détailler un
tableau, se questionnent, réfléchissent longuement, interprètent
et vous font part de leur extravagantes conclusions, ou pas. Peu
fréquents également. Les sensibles, ceux qui se laissent facilement
submerger par leurs émotions. Rares aussi, car une telle attitude
demande visiblement une certaine maturité (!). Les pressés. Pressés
d'en finir, pressés de sortir de ces lieux étouffants. Souvent
téméraires et actifs, il faut s'en méfier, car leur propension à
s'égarer est importante. Les fatigués aussi, ceux que la nature a
doté d'antennes pour détecter LE banc ou tout autre reposoir au
milieu d'une foule compacte. Un don assez répandu finalement chez
nos adolescents. Les curieux, enfin et tout simplement, qui ne
manifestent pas une joie débordante à l'idée de se rendre au
musée, mais qui une fois sur place s'intéressent, se laissent
séduire, posent des questions. Taiseux ou expansifs, ils
représentent la majorité de nos élèves et c'est rassurant!
Dans ce même musée, à
l'occasion d'une petite vérification de connaissances sur "Qui
est le monsieur sur les genoux de la dame?", nous pouvons
affirmer que la compétence n'est toujours pas acquise. Certains
élèves ont néanmoins un degré de connaissances un peu plus
avancé: - "Qui compose la Sainte famille?" - "Ben,
euh, Jésus (pause), Marie, euh... Michel"! Pastille orange.
Devant L'Annonciation de Léonard de Vinci et à la question
"Qui annonce quoi à qui?", un élève ne comprend pas.
Rien de choquant en soi, on l'aide: reconnait-il la "dame"?
"Oui, c'est la mariée". Forcément, l'italien est plein de
faux amis!
Retour à l'air libre.
Pique-nique à l'ombre de Persée et de Méduse décapitée, puis
petit parcours dans la ville. Nous marchons de place en place, dans
des ruelles bordées de palais plus somptueux les uns que les autres
et débouchons sur les rives de l'Arno où le Ponte Vecchio s'offre à
nous. Arrive alors l'heure de la récompense. L'équipe enseignante,
finalement satisfaite de son groupe, décide d'offrir une glace à
chacun. Prise d'assaut de trois gelateria. Affaire rondement
et goulument menée. Puis, dernier repas dans un restaurant où tout
espoir d'originalité est bien maigre. Les optimistes sont déçus
mais pensent évidemment que ce sera désormais mieux demain, les
nostalgiques, eux, auraient été capables de l'être, alors tous
absorbons mécaniquement, une dernière fois, nos pâtes à la
tomate, nos tranches de rôti, nos frites trop molles et notre verte
pomme!
Ciao Florence. Ciao
l'Italie. Route vers Cazouls dans un calme olympien révélateur de
l'état des troupes...
Vous êtes presque des
millions à avoir suivi ce blog, nous vous en remercions
chaleureusement et espérons que vous avez apprécié ce voyage
virtuel en notre compagnie.
Un grand merci aux élèves
qui par leur attitude globalement joviale et sérieuse à la fois ont
su rendre ce séjour pédagogique fort agréable. Forza Cazouls!
1ère série:
Piazza della signioria
Un "graffito" de Michel-Ange !
Trop fières devant le "graffito" !
La Galerie des Offices
Piero Della Francesca, portraits du duc d'Urbino Frédéric III de Montefeltro et de son épouse Battista Sforza (de 1460 à 1470, tempera sur bois)
Pour faire plaisir à Mme Mathieu et entretenir son syndrome de Stendhal :
Vierge à l'enfant avec deux anges
Fra Filippo Lippi, 1465, Tempéra sur bois.
Les 4 mathématiciens : saurez vous reconnaître Thalès, Pythagore, Archimède et Ptolémée ?
(Fresque au plafond du salon de la Mathématique, où nous avons réussi à ne pas perdre Mme Lampilas)
(Fresque au plafond du salon de la Mathématique, où nous avons réussi à ne pas perdre Mme Lampilas)
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| LA mathématique. |
Castor et Pollux (appelés aussi "les dioscures"). Après les avoir vus statufiés et adultes à Rome,
les voici peints et enfants, entourés de leurs parents et de leurs sœurs.
(Je n'ai pas noté le nom du peintre mais une irrépressible pulsion mythologique s'empare de moi, qui m'oblige à résumer que Léda, leur mère, fut l’épouse du roi déchu de Sparte, Tyndare. Zeus prit la forme d’un cygne pour la séduire. Une fois leur étreinte terminée, il disparut en laissant deux œufs d’où naquirent Hélène et Pollux, enfants de Zeus, dans l'un, et Clytemnestre et Castor, enfants de Tyndare, dans l'autre.)
(Je n'ai pas noté le nom du peintre mais une irrépressible pulsion mythologique s'empare de moi, qui m'oblige à résumer que Léda, leur mère, fut l’épouse du roi déchu de Sparte, Tyndare. Zeus prit la forme d’un cygne pour la séduire. Une fois leur étreinte terminée, il disparut en laissant deux œufs d’où naquirent Hélène et Pollux, enfants de Zeus, dans l'un, et Clytemnestre et Castor, enfants de Tyndare, dans l'autre.)
Pour l’œuvre suivante non plus, je n'ai pas noté le nom du peintre... Quel manque de sérieux !
L'animal du jour est un papillon de nuit (garant de la moralité publique)
Raphaël, La Vierge au chardonneret (Madonna del Cardellino), 1506, huile sur bois.
On y voit la vierge Marie (reconnaissable à son manteau bleu, Jean le Baptiste et son éternelle peau de chameau, l'enfant Jésus, reconnaissable à la présence de sa mère et le chardonneret, reconnaissable à son plumage coloré de rouge, noir, brun et blanc et à sa silhouette typique de passereau).
Visite du Duomo (le Dôme), cathédrale Santa Maria del Fiore
On y voit la vierge Marie (reconnaissable à son manteau bleu, Jean le Baptiste et son éternelle peau de chameau, l'enfant Jésus, reconnaissable à la présence de sa mère et le chardonneret, reconnaissable à son plumage coloré de rouge, noir, brun et blanc et à sa silhouette typique de passereau).
Visite du Duomo (le Dôme), cathédrale Santa Maria del Fiore
Ci-dessous, la fresque du Jugement dernier suivie de quelques détails.
Architecte du dôme (le plus grand du monde avec 45 mètres de diamètre) : Filippo Brunelleschi, en 1436
Peintres : Giorgio Vasari puis Federigo Zuccaro 1571 - 1579
Architecte du dôme (le plus grand du monde avec 45 mètres de diamètre) : Filippo Brunelleschi, en 1436
Peintres : Giorgio Vasari puis Federigo Zuccaro 1571 - 1579
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| Baptistère Saint-Jean, détail de la porte du Paradis (œuvre de Lorenzo Ghiberti et de ses fils, entre 1425 et 1452) |
Il Ponte Vecchio
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| Parvis du Palazzo Pitti : Mme Duris croit retrouver sa voiture sous l’œil médusé du véritable propriétaire. |
Séquence gelati = sourires garantis
2e série :
Piazza della Signoria
Galerie des Offices
| Devant le bouclier de Persée reflétant la tête de Méduse (Le Caravage, 1598) |
Les mots ne peuvent pas tout pour décrire notre pitance. Voyez qu'on ne vous ment pas!
3e série:
Galerie des Offices
| Le syndrome de Stendhal a bien failli atteindre les plus matures... (Botticelli, La Naissance de Vénus, 1484 - 1486) |
| Corridor Vasari qui relie les Offices au Palais Pitti de l'autre côté de l'Arno. |
Balade dans la ville
















































